S'installer à Bali demande d'enchaîner les décisions dans le bon ordre : visa, statut de travail, santé, argent, puis déplacements. Cet article vous aide à choisir le bon visa selon la durée de votre séjour, à repérer les erreurs qui coûtent cher et à savoir où vérifier chaque règle avant de partir. Les conditions d'entrée changent : confirmez-les à la date de votre demande.
Visa et durée de séjour : choisir selon son projet
Tout part de la durée prévue. Pour repérer les lieux, un visa à l'arrivée couvre 30 jours, plus une prolongation de 30 jours, à 500 000 IDR chaque fois[1]. C'est suffisant pour explorer l'île, mais pas pour y vivre : un permis de long séjour fait l'objet d'une demande distincte, avec son propre dossier[1].
Pour un premier séjour plus long, il existe le Visa C1 (l'ancien B211A, renommé fin 2024) : 60 jours, prolongeables deux fois de 60 jours, soit 180 jours au maximum sur place[2]. Depuis 2025, la biométrie en personne est obligatoire à chaque prolongation : vous devez vous présenter au bureau de l'immigration, où l'on prend vos empreintes et votre photo[2].
Ce visa passe par un sponsor, c'est-à-dire une agence[2]. Ces conditions sont relayées par des sources non officielles : confirmez-les auprès de l'immigration avant de réserver.
Un an ou plus : le KITAS
Pour un an ou plus, il vous faut un KITAS (permis de séjour), dont le type dépend de l'origine de vos revenus[1]. Les télétravailleurs dont les clients sont à l'étranger prennent le E33G ; ceux qui investissent par leur propre société indonésienne prennent le E28A ; le conjoint et les enfants d'un titulaire relèvent d'un KITAS familial, et les retraités ont leur propre filière[1].
Les catégories de visa, les conditions et les démarches officielles sont publiées par la Direction générale de l'immigration indonésienne (imigrasi.go.id), la seule source qui fasse foi[2]. Consultez-la avant toute démarche.
Travailler à distance : statut et zone grise
Le télétravail depuis Bali n'est pas anodin sur le plan du statut. Travailler à distance sous un simple visa touriste ou visa à l'arrivée, même pour un employeur étranger, reste une zone grise que l'immigration indonésienne surveille de près depuis 2023[3]. Le statut visé par les télétravailleurs dont les clients sont à l'étranger est le E33G[1].
Côté bureau, les espaces de coworking se sont multipliés à Canggu et à Ubud[3]. Pour un nomade digital, c'est une solution pratique pour séparer lieu de vie et lieu de travail ; le statut de séjour, lui, reste à régler en amont.
Santé : risques sur place et vaccins à discuter avec un médecin
Ces informations sont générales et ne remplacent ni un médecin ni un centre de vaccination : votre itinéraire, votre âge et vos antécédents changent les recommandations.
- Paludisme : le risque est faible à Bali, Lombok, Java et Sumatra, avec sensibilisation et protection anti-moustique seulement ; il n'y a aucun risque à Jakarta, et le risque est élevé en Papouasie, où une chimioprophylaxie est recommandée[4].
- Encéphalite japonaise : elle est présente dans toute l'Indonésie, toute l'année ; le vaccin est à considérer pour les séjours d'un mois ou plus en zone rurale, ou plus courts avec exposition aux rizières ou aux élevages porcins[5].
- Rougeole : elle est endémique en Indonésie et la vaccination ROR doit être à jour[6].
- Tuberculose : l'incidence annuelle est d'au moins 40 cas pour 100 000 habitants ; le BCG est recommandé pour les enfants non vaccinés de moins de 16 ans séjournant plus de 3 mois et pour les professionnels de santé à risque[7].
Au quotidien, l'eau du robinet n'est pas potable : on utilise de l'eau en bonbonne. Méfiez-vous aussi du « Bali belly » (troubles digestifs) les premières semaines, et gardez une petite pharmacie de base[2]. Avant le départ, consultez les recommandations sanitaires à jour de la rubrique « Conseils aux voyageurs » de France Diplomatie pour l'Indonésie (vaccins conseillés, risques sanitaires)[2]. Si vous n'êtes pas français, appliquez la même démarche avec les conseils aux voyageurs de votre pays.
Assurance santé et BPJS Kesehatan
Le vrai risque financier est l'évacuation médicale vers Singapour en cas de problème grave : on parle de dizaines de milliers de dollars, et jusqu'à six chiffres pour une ambulance aérienne[2]. D'où la règle d'or : souscrire une assurance santé internationale avec volet rapatriement avant d'avoir besoin d'un médecin[2]. Appelez la ligne d'assistance de votre assureur avant d'arriver à l'hôpital, pour qu'il organise la garantie de paiement et que vous n'avanciez pas de caution[2].
Si vous obtenez un KITAS et restez plus de six mois, l'affiliation à la sécurité sociale santé indonésienne, la BPJS Kesehatan, est obligatoire pour les titulaires d'un permis de séjour de travail[2]. Elle reste un complément, pas un substitut à une vraie assurance internationale avec rapatriement[2].
Argent, téléphone et déplacements
Argent
Si vous restez moins de six mois, pas besoin de compte bancaire indonésien : une carte multidevises et des retraits aux distributeurs suffisent[2]. Pour un séjour long, ouvrez un compte local : le KITAS facilite grandement l'ouverture[2].
Téléphone
Un téléphone acheté à l'étranger fonctionne 90 jours avec une carte SIM touristique locale[1]. Si vous restez plus longtemps, enregistrez son IMEI au comptoir des douanes, dans le hall des arrivées, dès votre atterrissage, dans la limite de deux appareils par passager[1].
Scooter
Un scooter règle l'essentiel des déplacements, à condition de rouler en règle. Un visiteur peut conduire avec un permis de conduire international portant la mention moto, accompagné du permis de son pays[1]. Une fois installé avec un KITAS, la police attend un SIM C indonésien[1].

Animaux de compagnie
Si vous voyagez avec un chien ou un chat, anticipez : Bali en interdit l'entrée depuis 2008[1].
Pièges, arnaques et points de vigilance
- Le visa run : sortir du territoire pour renouveler indéfiniment un visa touriste plutôt que de régulariser sa situation est mal vu des autorités indonésiennes et de plus en plus sanctionné[3].
- Le travail sous visa touriste : même pour un employeur étranger, c'est une zone grise que l'immigration surveille de près depuis 2023[3].
- Le sponsor du Visa C1 : il est obligatoire, ne signez jamais rien à l'aveugle et passez par un prestataire reconnu localement[2].
- La conduite sans permis adapté : elle expose à une amende pouvant atteindre 1 M IDR, et peut annuler votre assurance après un accident, ce qui coûte bien plus cher[1].
- Le téléphone importé : si vous enregistrez l'IMEI plus tard qu'à l'arrivée, vous perdez la franchise de droits[1].
- Les animaux : l'importation illégale est passible, au titre de la loi de quarantaine 21/2019, de dix ans de prison au plus et d'une amende pouvant atteindre 10 Md IDR ; un animal saisi à la frontière est confié au service de quarantaine et ne vous est pas rendu[1]. Passer par Jakarta puis continuer en avion ou en bateau ne marche pas non plus : déplacer un animal d'une autre province vers Bali exige un permis délivré côté Bali, et il n'est pas accordé[1].
Étapes dans l'ordre
- Choisissez votre visa selon la durée du séjour et vérifiez les conditions sur imigrasi.go.id.
- Si vous travaillez à distance, visez le statut adapté (E33G pour des clients à l'étranger) plutôt qu'un visa touriste.
- Faites le point avec un médecin ou un centre de vaccination sur votre itinéraire, puis consultez France Diplomatie ou le site équivalent de votre pays.
- Souscrivez une assurance santé internationale avec rapatriement avant le départ.
- Achetez une SIM locale dès l'arrivée et, si vous restez plus de 90 jours, enregistrez l'IMEI au comptoir des douanes à l'atterrissage.
- Munissez-vous d'un permis international avec mention moto avant de louer un scooter.
- Confirmez à la date de votre demande les conditions de visa et de banque auprès des sources officielles.
Sources
- 1.^ abcdefghijklmnriserealbali.com — S’installer à Bali : visas, louer d’abord, animaux, achat : « Un visa à l'arrivée couvre 30 jours, plus une prolongation de 30 jours, à 500 000 IDR chaque fois. » ; « C'est suffisant pour explorer l'île, pas pour y vivre : un permis de long séjour fait l'objet d'une demande distincte, avec son propre dossier. » ; « Pour un an ou plus, il vous faudra un KITAS (permis de séjour), dont le type dépend de l'origine de vos revenus. » https://riserealbali.com/fr/guides/demenager-a-bali/ (consulté le 21 octobre 2026)
- 2.^ abcdefghijklmnlokalfinds.com — S'installer à Bali en 2026 : la checklist complète expat · Lokalfinds : « Il ouvre 60 jours, prolongeables 2 fois de 60 jours, soit 180 jours maximum sur place. » ; « Depuis 2025, la biométrie en personne est obligatoire à chaque prolongation : vous devez vous présenter au bureau de l'immigration, on prend vos empreintes et votre photo. » ; « Le sponsor (l'agence) est obligatoire pour ce visa — ne signez jamais quoi que ce soit à l'aveugle et passez par un prestataire reconnu localement. » https://lokalfinds.com/fr/blog/sinstaller-a-bali-checklist-complete-expats (consulté le 21 octobre 2026)
- 3.^ abcdconjointsexpatries.com — Vivre à Bali en 2026 : visa, budget et vie quotidienne : « Travailler à distance sous un simple visa touriste ou visa à l'arrivée, même pour un employeur étranger, reste une zone grise que l'immigration indonésienne surveille de près depuis 2023. » ; « Les espaces de coworking se sont multipliés à Canggu et à Ubud. » ; « Les visa runs , qui consistent à sortir du territoire pour renouveler indéfiniment un visa touriste plutôt que de régulariser sa situation, sont mal vus des autorités indonésiennes et de plus en plus sanctionnés. » https://conjointsexpatries.com/vivre-a-bali/ (consulté le 21 octobre 2026)
Voir les 4 autres sourcesMasquer
- 4.^Mira Knowledge — Le risque de paludisme est faible à Bali, Lombok, Java et Sumatra (sensibilisation et protection anti-moustique seulement) et nul à Jakarta. Vérifié le 01/06/2026 : source officielle travelhealthpro.org.uk. https://travelhealthpro.org.uk/country/106/indonesia (consulté le 1 juin 2026)
- 5.^Mira Knowledge — L'encéphalite japonaise est présente dans toute l'Indonésie toute l'année ; le vaccin est à considérer pour les séjours d'un mois ou plus en zone rurale, ou plus courts avec exposition aux rizières ou aux élevages porcins. Vérifié le 01/06/2026 : source officielle travelhealthpro.org.uk. https://travelhealthpro.org.uk/country/106/indonesia (consulté le 1 juin 2026)
- 6.^Mira Knowledge — La rougeole est endémique en Indonésie et la vaccination ROR doit être à jour. Vérifié le 01/06/2026 : source officielle travelhealthpro.org.uk. https://travelhealthpro.org.uk/country/106/indonesia (consulté le 1 juin 2026)
- 7.^Mira Knowledge — L'incidence annuelle de la tuberculose est d'au moins 40 cas pour 100 000 habitants ; le BCG est recommandé pour les enfants non vaccinés de moins de 16 ans séjournant plus de 3 mois et pour les professionnels de santé à risque. Vérifié le 01/06/2026 : source officielle travelhealthpro.org.uk. https://travelhealthpro.org.uk/country/106/indonesia (consulté le 1 juin 2026)




