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6 min de lecture•Publié le 30 octobre 2026Aussi en :NL

Asthme et nomadisme : pays, saisons, logement, traitements et assurance

Article rédigé avec l’assistance de l’IA · Vérifier les informations

Asthme et nomadisme : pays, saisons, logement, traitements et assurance

Il n'existe pas de liste de pays interdits aux asthmatiques : ce qui compte, c'est un asthme contrôlé et une destination, une saison et un logement qui évitent vos déclencheurs personnels. Cet article vous aide à choisir où et quand partir, à préparer vos traitements et vos documents, et à repérer les pièges, notamment sur la douane et l'assurance. Il ne remplace pas l'avis de votre médecin, qui reste seul juge de ce qui vous convient.

Pas de liste de pays interdits : ce qui compte vraiment

Le premier critère n'est pas la destination, c'est l'état de votre asthme. Avant de partir, faites le point avec votre médecin et assurez-vous que l'asthme est contrôlé. S'il ne l'est pas, il peut être préférable de décaler le départ jusqu'à ce que les traitements fassent effet et que la maladie soit stabilisée[1].

Après une crise sévère, ne partez pas dans les jours qui suivent : elle est le signe d'un asthme mal contrôlé[1]. Apprenez aussi, avant le départ, à suivre votre asthme avec un débitmètre de pointe[1].

Un nomade qui change souvent de lieu a un avantage : il peut adapter la destination et la période à ses déclencheurs (pollution, pollens, froid, chaleur, altitude, humidité) plutôt que de subir un lieu fixe. Les sections suivantes passent ces critères en revue.

Pollution de l'air : le premier critère de choix

Dans de nombreuses régions du monde, en particulier dans les grandes métropoles d'Asie, d'Amérique latine ou d'Afrique, les niveaux de pollution atmosphérique peuvent être élevés et représenter un risque pour la santé des voyageurs[2]. Dans certains pays, la pollution peut aussi être majorée de façon saisonnière par des feux de forêt ou de broussailles, qui émettent beaucoup de particules fines et de gaz irritants[2].

Avant le départ, renseignez-vous sur les niveaux de pollution selon la saison et la destination, en consultant les données de l'Organisation mondiale de la Santé et les outils de prévision du Copernicus Atmosphere Monitoring Service[2]. Repérez l'indice de qualité de l'air (AQI) : un indice supérieur à 100 traduit une qualité de l'air dégradée, avec un risque sanitaire[2].

Sur place, lors des épisodes de pollution ou en présence de fumées, réduisez ou évitez les activités physiques intenses en extérieur : l'asthme fait partie des situations de sensibilité citées[2]. Limitez aussi les expositions aux heures de trafic intense (début de matinée, fin de journée) et à proximité des grands axes routiers[2].

Climat, altitude, pollens : choisir sa saison

Selon le Vidal, il est préférable d'éviter les climats très chauds ou très froids, les régions sèches et poussiéreuses, ainsi que les altitudes supérieures à 2 500 mètres, où l'air est froid, sec et contient moins d'oxygène[1]. À l'inverse, la moyenne altitude (autour de 1 500 mètres) est bénéfique aux personnes allergiques, car les acariens et les pollens y sont moins présents[1]. Attention toutefois : le froid et les variations de température peuvent aussi représenter un défi[3].

Pour les pollens, la saison compte. Si vous êtes allergique au pollen, évitez la campagne de mai à août dans l'hémisphère nord, et de novembre à février dans l'hémisphère sud[1]. Dans tous les cas, informez-vous sur le vol des pollens au lieu de destination[3].

Le bon calendrier dépend donc de votre profil. Si vous supportez mal les températures trop élevées ou trop basses, un pays au climat tempéré, ou des séjours au printemps ou à l'automne, peuvent convenir[3]. Si les pollens sont votre déclencheur, une experte d'aha! Centre d'Allergie Suisse indique que l'idéal est de partir pendant la haute saison des pollens concernés, c'est-à-dire, selon notre lecture, de quitter votre lieu habituel quand ils vous gênent, et non de vous rendre dans une zone en pleine période pollinique[3].

Choisir un logement qui ménage ses bronches

Pour un séjour de plusieurs semaines ou mois, le logement pèse autant que la ville. Évitez les logements humides ou poussiéreux, comme les locations de vacances ouvertes seulement l'été[1].

  • Quelques jours avant votre arrivée, demandez que le logement soit nettoyé et aéré[1].
  • Méfiez-vous des vieux parquets et moquettes, des rideaux et des canapés, véritables nids à acariens[1].
  • Préférez les hôtels et les locations de construction récente, avec des sols carrelés[1].

Traitements, ordonnances et douane

Prévoyez une quantité de médicaments très légèrement supérieure à la durée du voyage, pour ne pas être à court si le retour est retardé de 48 heures. Évitez toutefois les fortes quantités, qui pourraient poser problème aux douanes[4].

  • Gardez vos médicaments dans leur emballage d'origine, avec les étiquettes originales[5].
  • Emportez l'ordonnance du traitement régulier, rédigée avec la dénomination commune internationale (DCI) et, si possible, en anglais[4].
  • Vérifiez que vos médicaments sont autorisés dans le pays visité[5].
  • En dehors de l'espace Schengen, il n'y a pas d'harmonisation des réglementations : chaque pays applique ses propres dispositions[4].

Si vous partez de France, le ministère français des Affaires étrangères recommande, pour un pays hors Schengen, de vous renseigner avant le départ auprès de l'ambassade ou du consulat en France du pays de destination pour connaître la réglementation en vigueur[4].

Avion, soins et assurance

Pour le transport aérien, il peut exister des contre-indications médicales en cas de maladie chronique : consultez votre médecin avant le départ pour une évaluation du risque et des mesures nécessaires[4].

Avant de partir, vérifiez la couverture et la validité de votre contrat d'assistance-rapatriement et de votre assurance maladie[6]. En cas de maladie, d'accident grave, d'évacuation sanitaire ou de décès, l'ambassade ou le consulat de France ne prend pas en charge les frais : ils restent à la charge du voyageur ou de son assureur, et ils peuvent atteindre des montants conséquents[6]. Si vous avez une autre nationalité, renseignez-vous auprès de votre propre ambassade.

Pensez aussi à l'accès aux soins : l'organisme suisse aha! recommande de s'assurer, avant de choisir un lieu, qu'une assistance médicale est accessible en cas de besoin[3].

Pièges, arnaques et points de vigilance

  • Plongée avec bouteille : elle doit faire l'objet d'un avis médical spécialisé avant le départ. Les allergènes de l'air des bouteilles, la sécheresse et le froid de l'air comprimé, combinés à l'effort et au stress, peuvent déclencher une crise sous l'eau, avec risque de noyade[1].
  • Contrefaçons : les médicaments contrefaits se vendent de plus en plus souvent librement dans la rue ou sur les marchés de nombreux pays. Souvent bien imités, ils n'offrent aucune garantie de sécurité et peuvent contenir des substances toxiques[4]. Évitez d'acheter des médicaments à l'étranger sans avis médical[4].
  • Interdictions à l'importation : certains médicaments autorisés à la vente en France sont interdits à l'importation en Ouzbékistan, par exemple[7]. D'où l'intérêt de vérifier votre traitement pays par pays.
  • Assurance au-delà de 90 jours : les assurances considèrent souvent les séjours de plus de 90 jours comme une expatriation, et les contrats de rapatriement et de soins médicaux peuvent alors devenir caducs une fois ce délai dépassé[8]. Pour un nomade qui enchaîne les mois à l'étranger, c'est le point à clarifier en premier avec l'assureur.

Check-list avant de partir

  • Bilan avec le médecin : asthme contrôlé, départ décalé si nécessaire[1].
  • Qualité de l'air et pollens vérifiés pour la destination et la saison[2][3].
  • Logement sain, nettoyé et aéré avant l'arrivée[1].
  • Ordonnance en DCI, si possible en anglais, médicaments dans leur emballage d'origine[4][5].
  • Contrat d'assistance-rapatriement et assurance maladie vérifiés, avec leurs conditions au-delà de trois mois[6][8].

Cet article donne les repères essentiels : il ne détaille pas la réglementation douanière propre à chaque pays ni votre plan d'action personnel en cas de crise, qui relèvent de votre médecin et des autorités du pays visité.

Sources

  1. 1.^ abcdefghijklmvidal.fr — Partir en voyage lorsqu'on souffre d'asthme - VIDAL : « Avant de partir, faites le point avec le médecin sur votre asthme. Assurez-vous que celui-ci est contrôlé. Si ce n'est pas le cas, il peut être préférable de décaler votre départ jusqu'à ce que les traitements fassent effet et que votre asthme soit stabilisé. » ; « Il n'est pas raisonnable de partir dans les jours qui suivent une crise d'asthme sévère, car elle est le signe d'un asthme mal contrôlé. » ; « Apprenez à suivre votre asthme à l'aide d'un débitmètre de pointe avant de partir à l'étranger. » https://www.vidal.fr/maladies/voies-respiratoires/asthme/voyage.html (consulté le 28 octobre 2026)
  2. 2.^ abcdefgdiplomatie.gouv.fr — Pollution de l’air | France Diplomatie : « Dans de nombreuses régions du monde, en particulier dans les grandes métropoles d'Asie, d'Amérique latine ou d'Afrique, les niveaux de pollution atmosphérique peuvent être élevés et représenter un risque pour la santé des voyageurs. » ; « Dans certains pays, elle peut être majorée de façon saisonnière par des feux de forêt ou de broussailles, responsables d'émissions importantes de particules fines et de gaz irritants. » ; « Avant le départ, il est donc recommandé de se renseigner sur les niveaux de pollution atmosphérique en fonction de la saison et de la destination, en consultant notamment les données publiées par l'Organisation mondiale de la Santé et les outils de prévision du Copernicus Atmosphere Monitoring Service. » https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/fiches-pratiques/risques/les-principaux-risques-sanitaires/pollution-de-l-air (consulté le 28 octobre 2026)
  3. 3.^ abcdefaha.ch — aha! Centre d'Allergie Suisse - Nos conseils pour voyager en tant qu’asthmatique : « Mais attention : le froid et les variations de température peuvent aussi représenter un défi pendant les vacances. » ; « Les personnes souffrant d'une allergie pollinique doivent s'informer sur le vol des pollens au lieu de destination. » ; « La personne qui ne supporte pas les températures trop élevées ou trop froides peut, par exemple, se rendre dans un pays au climat tempéré pendant l'été ou l'hiver suisses ou prendre ses congés au printemps ou en automne, explique Noemi Beuret, experte chez aha! Centre d'Allergie Suisse. » https://www.aha.ch/centre-allergie-suisse/asthme-2023/conseils-voyager-en-tant-asthmatique-galerie-images/conseils-voyager-en-tant-asthmatique (consulté le 28 octobre 2026)
Voir les 5 autres sources
  1. 4.^ abcdefghdiplomatie.gouv.fr — La santé en voyage | France Diplomatie : « Il convient de prévoir une quantité de médicaments très légèrement supérieure à celle nécessaire à la durée du voyage (afin de ne pas être à cours de traitement si le retour est retardé de 48 heures). Attention néanmoins à ne pas emporter de fortes quantités de médicaments qui pourraient être problématiques aux douanes. » ; « Concernant le passage aux douanes, il est recommandé de voyager avec l'ordonnance pour traitement régulier rédigée avec la Dénomination Commune Internationale (DCI) et si possible en anglais. » ; « En dehors de l'espace de Schengen, il n'y a pas d'harmonisation des réglementations et chaque pays applique ses propres dispositions. Outre l'ordonnance du médecin traitant, chaque patient doit avant son départ se renseigner auprès de l'ambassade (ou consulat) en France du pays de destination afin de connaître la réglementation en vigueur. » https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/informations-pratiques/preparer-son-depart/la-sante-en-voyage (consulté le 28 octobre 2026)
  2. 5.^ abcdiplomatie.gouv.fr — Dominique - Santé | France Diplomatie : « Les médicaments doivent être dans leur emballage d'origine avec les étiquettes originales, accompagnés d'une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). » ; « Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité. » https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/information-par-pays/dominique/conseils-aux-voyageurs-sante (consulté le 28 octobre 2026)
  3. 6.^ abcdiplomatie.gouv.fr — La prise en charge médicale et les assurances | France Diplomatie : « Avant de partir en voyage, il est indispensable de vérifier la couverture et la validité de son contrat d'assistance rapatriement et de son assurance maladie. » ; « En cas de maladie, d'accident grave, d'évacuation sanitaire ou de décès, l'ambassade ou le consulat de France du pays de destination ne prendra pas en charge les frais engendrés. Ceux-ci resteront entièrement à la charge du voyageur ou de son organisme d'assurance. Les frais engagés à l'étranger peuvent atteindre des montants conséquents. » https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/informations-pratiques/preparer-son-depart/la-prise-en-charge-medicale-et-les-assurances (consulté le 28 octobre 2026)
  4. 7.^diplomatie.gouv.fr — Ouzbékistan - Santé | France Diplomatie : « Certains médicaments autorisés à la vente en France sont interdits à l'importation en Ouzbékistan. » https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/information-par-pays/ouzbekistan/conseils-aux-voyageurs-sante (consulté le 28 octobre 2026)
  5. 8.^ abdiplomatie.gouv.fr — Kosovo - Santé | France Diplomatie : « Il est en effet fréquent que les assurances considèrent les séjours supérieurs à 90 jours comme une expatriation et que, de ce fait, les contrats de rapatriement et de soins médicaux soient caducs une fois ce délai de 3 mois dépassé. » https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/information-par-pays/kosovo/conseils-aux-voyageurs-sante (consulté le 28 octobre 2026)

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